Le gréviste des amours notoires.
Le coeur en surtension, aseptie, agonie,
Toute son affection, il l'exprime en son lit.
Elle apparaît la nuit, délaissant son mari
Pour combler ses envies et tuer ses pulsions.
Au couché des rayons, le sourire endormi
Le charmant polisson, une main alanguie
Sous sa gorge tiédie, sur un sein défini
A déchu son esprit, aboli sa raison.
De sueur, une lie fait naître frissons
Sur son corps dégourdi, animé de passion.
Il occulte son nom, il oublie sa fonction
Et même la façon dont elle brille sous lui.
Il retrace en sa mie, de ses ongles un sillon
Et sa chair, il pétrit, déclamant des jurons.
Il oublie sa liaison, il cache la tension,
Et même l'horizon qu'il abhorre et maudit.
Au levé des lampions, le sourire endormi
La céleste tendron, les mamelons durcis
Sous la poigne transie de son éphèbe épris
Psalmodie et gémit sonnets et vibrations
Le coeur en division, ineptie, lethargie,
Toute son affection, il la garde pour lui
Sa belle est repartie, ne laissant de précis
Que son parfum exquis et un ancien jupon.
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